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Sunday, March 07, 2010
San Bernardino
Ce week-end, je suis allé avec un ami à San Bernardino, une ville à une centaine de kilomètres au sud de Los Angeles. On allait récupérer un flipper qu’il avait acheté. Je n’avais jamais mis les pieds à San Bernardino et je ne regrette pas le déplacement. Nous nous sommes retrouvés dans un quartier de la ville particulièrement désespéré, dans un DISCOUNT MALL. Le désert, la pluie, les palmiers qui tirent la gueule, le parking désertique, tout était réuni pour une expérience optimale. À l'intérieur, c’était énorme. Imaginez une –très– grande surface, divisée en de multiples petits magasins qui vendent des vêtements, du mobilier hideux, des armes (des vraies et des fausses), des bondieuseries et des machins HELLO KITTY, etc. Les couloirs étaient fréquentés par quelques zombies et par pas mal de types avec la tête tatouée. Je n’en avais d’ailleurs jamais vu autant au même endroit. Dans le magasin qui vendait les flippers, il y avait un jeu incroyable, le RAPID RIVER que je n’ai pas vu fonctionner mais qui m’a tout l’air d’être l’invention d’un génie. Bref, je ne regrette pas mon premier passage à San Bernardino.
Tuesday, February 23, 2010
Max Frissen
Mon fils, Max, 5 ans, est –comme vous pouvez l’imaginer– incroyablement beau, il est plus intelligent, plus fort et plus brillant que les autres. Il sera sûrement avocat ou médecin. Hier-soir, il a fait mon portrait. C’est une merveille qui me fait rire à chaque fois que je le regarde.
Sunday, February 21, 2010
Prehistoric Monsters
Quand j'étais enfant, en plus de la télé en noir et blanc, on avait des cartes à jouer TOP TRUMPS. Il y en avait sur les sujets les plus divers, les voitures, les avions, les sports, les vaisseaux spatiaux, etc. Celui qui m’a laissé le plus de souvenirs, c’est celui sur les dinosaures. Le but du jeu était d’affronter l’adversaire sur les caractéristiques des animaux. Inutile de vous dire que celui qui avait le tyrannosaure était sûr de foutre une branlée à ces connards de mammouths ou de rhinocéros poilus.
Friday, February 05, 2010
Hollywood
Encore un vieux souvenir. Un midi, j’étais sur la terrasse d’un petit restaurant sur Sunset Boulevard à Hollywood. Ça sonne glamour, pas vrai? Ce ne l’était pourtant pas du tout. S’il y a un côté de la ville qui est riche, le reste est plutôt sordide. Alors que je mangeais le “meilleur hamburger du monde” –comme le clamait le signe sur la porte– je vois arriver un gars qui porte un étui de guitare. Il s’arrête dans la cabine téléphonique en face du restaurant. Je ne pouvais pas détourner mes yeux de ce type. Il devait à voir la quarantaine, les cheveux teints gominés et coiffés en arrière et une moustache de camionneur. Il portait une chemise sans manche et ouverte pour qu’on puisse admirer son ventre musclé. Sa démarche, sa façon de bouger, de parler témoignait d’un stress qu’il avait du mal à cacher. Il avait un regard de fou et insultait quelqu’un au téléphone. Ses mouvements étaient brusques, son visage était marqué et il avait des rides en forme de croix sur son front. Tout dans son attitude sentait le désespoir et l'agressivité. Il y avait un côté ironique à cette scène. C’était –probablement– un artiste à la limite du sans abris et d’un autre côté, c’était un de ces personnages dont on fait des films et dont l’acteur reçoit un oscar. Je me souviens souvent de lui et c’était une des influences principales pour créer El Gladiator.
Thursday, February 04, 2010
300 KG = 661 Pounds
À la fin de l’année 2010, ça fera dix ans que je me suis installé à Los Angeles. Alors je vais de temps en temps raconter des anecdotes de mes débuts ici. Voici la première. Dans la boite où je travaillais, j’ai eu l’occasion de rencontrer une spécialité américaine –qui se répand d’ailleurs depuis un certain temps en Europe: un type obèse. Pas un type trop gros ou un gros. Non. Un type énorme, monstrueusement gros. Je ne l’ai jamais pesé donc je ne peux pas affirmer son poids avec certitude, mais ça devait tourner quelque part entre les 280 et 320 kilos. Le matin, je le voyais garer son énorme FORD EXCURSION et s'y empiffrer de McDONALD. Quand il était –enfin– repu, il montait l’escalier qui allait jusqu’au bureau. Il s’aidait d’une canne et le trajet entre son SUV et son bureau lui prenait 45 minutes! On l’a chronométré plusieurs fois. Entre les deux étages, il restait assis dans un canapé pendant un bon quart d’heure en soufflant comme un boeuf. La première fois, je croyais qu’il était en train de mourir. Je devais travailler avec lui et durant les quelques mois où il a bossé là, je n’ai jamais rien fait pour lui. Rien. En général, il commençait à m’expliquer ce qu’il voulait et il s’endormait en me parlant... J’attendais qu’il se mette à ronfler et je retournais dans mon bureau. Je le laissais là, affalé sur sa chaise en acier renforcé et sa canne. Après, c’était comme s’il avait oublié qu’on avait discuté. Et c’était tant mieux parce que je ne comprenais rien de ce qu’il m’expliquait. Ce gars vivait dans un autre monde. Parfois, il descendait à mon étage pour me voir, quand j'entendais le bruit de ses pas dans l’escalier –imaginez Godzilla qui approche de Tokyo– je sortais par le jardin et je montais à son étage où j’allais discuter en attendant qu’il remonte –ce qui pouvait prendre un certain temps. Il y avait un côté très triste à tout ça en fait. Il n’est resté là que quelques mois et, en partant, il m’a dit qu’il avait aimé bosser avec moi. J’ai répondu que ça avait été un plaisir pour moi aussi en me demandant si c’était une formule de politesse ou s’il pensait qu’on avait vraiment travaillé ensemble. La vie est mystérieuse.
Thursday, January 14, 2010
La Route
Il y a quelques jours je suis allé faire un tour dans les montagnes qui ont brûlé en août. Pour ceux qui ont vu THE ROAD, c’est exactement ça, un paysage de désolation totale.





























