Site Muttpop / Show and Tell - Le blog de Jerry Frissen

Syd Mead

Dans le même ordre d’idée que mon post d’hier, voici quelques images de Syd Mead. C’est quand on a commencé à parler de lui avec Guy Davis qu’on est devenu amis. C’est la première passion commune qu’on s’est découverte. Depuis on s’échange toujours les livres quasi introuvables de Syd Mead. Syd Mead a commencé sa carrière à la fin des années cinquante comme designer chez FORD et a été repéré plus tard par Hollywood où il a fait des designs aussi mythiques que ceux de BLADE RUNNER, TRON, STAR TREK où ALIENS. Il a aussi pas mal bossé au Japon où il a entre autres réactualisé les MOBILE SUIT GUNDAM. Pour tous ceux qui rêvent de vivre dans l’appartement de Rick Deckard, ces images sont pour vous.

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Angus McKie

Quand j’étais jeune, j’étais fasciné par les images d’Angus McKie, un illustrateur anglais. Avec tout ce qu’on nous racontait sur le futur et la vie incroyable qu’on allait avoir après le fameux “an 2000”, j’étais persuadé que j’allais vivre dans un monde comme celui que peignait McKie. Maintenant que nous sommes déjà en 2010, beaucoup se demandent où est leur voiture volante. Moi, je me demande où sont les villes volantes, les guerres intersidérales et les combats de robots géants. Où sont les voyages interplanétaires et mes amis extraterrestres? Où est mon caisson d’hibernation, ma maison sur la lune? Plus le temps passe, plus je me dis que le truc le plus futuriste de ma vie, ce sera de surfer sur mon iPhone dans ma bagnole de merde bloqué dans un embouteillage... Quelle déprime.

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Vive la Taxidermie

Parfois les animaux morts sont encore plus jolis que les vivants.

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Kramix

Au cas où vous l’ignoreriez, il y a depuis quelques semaines un nouveau magazine de bande-dessinée, KRAMIX. Sous la direction de Pol Scorteccia et de l’ignoble Jean-Luc Cornette, le premier numéro a été entièrement fait par des femmes. Il y a –entre autres– de splendides pages de Domitille Collardey, de Virginie Vidal et de Camille Burger.  C’est drôle, c’est bien foutu et si ce n’est pas déjà fait, vous devriez l’acheter. C’est publié par LE LOMBARD et ça coûte deux Euros.

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Alors que la nouvelle saison de LOST pose des questions fondamentales et existentielles –Est-ce que Sawyer va tuer cet imbécile de Jack? Qui était Jacob? Pourquoi le pied de la statue n'a que quatre doigts? Etc.– IT'S ALWAYS SUNNY IN PHILADELPHIA répond à d'autres questions existentielles: Rien à branler, passe-moi une bière. Pendant que le cinéma américain, boursouflé par ses scénarios indigents et ses concepts bien pensants n'en finit pas de s'enfoncer, les séries télés prennent le dessus. Aux séries d'HBO, SHOWTIME et AMC, il faut maintenant ajouter FX avec le merveilleux IT'S ALWAYS SUNNY IN PHILADELPHIA. C'est en quelque sorte un SEINFELD 2.0 en plus méchant, beaucoup plus méchant. Les protagonistes, trois hommes et une femme sont des personnages immondes qui ne sont ensemble que pour s'exploiter mutuellement.  Ils se sont associés pour ouvrir un bar et s'enrichir. Malheureusement, ce n'est pas facile et ils sont tous prêts à tout pour se faire du fric et particulièrement à pousser les autres dans les pires combines. IT'S ALWAYS SUNNY IN PHILADELPHIA parle de ce qu'il ne faut –parait-il– jamais parler à la télé: sexe, violence, religion, viol, inceste, racisme, antisémitisme, drogue, etc. Depuis la saison 2, Danny DeVito fait partie du casting et son rôle rendrait le Profesor Furia sympathique. C'est probablement un des personnages les plus répugnants de l'histoire de la télé. Chaque épisode descend un peu profondément que le précédent dans la boue et le caca. Il y a jusqu'à présent 5 saisons et 58 épisodes.

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Hollywood

Encore un vieux souvenir. Un midi, j’étais sur la terrasse d’un petit restaurant sur Sunset Boulevard à Hollywood. Ça sonne glamour, pas vrai? Ce ne l’était pourtant pas du tout. S’il y a un côté de la ville qui est riche, le reste est plutôt sordide. Alors que je mangeais le “meilleur hamburger du monde” –comme le clamait le signe sur la porte– je vois arriver un gars qui porte un étui de guitare. Il s’arrête dans la cabine téléphonique en face du restaurant. Je ne pouvais pas détourner mes yeux de ce type. Il devait à voir la quarantaine, les cheveux teints gominés et coiffés en arrière et une moustache de camionneur. Il portait une chemise sans manche et ouverte pour qu’on puisse admirer son ventre musclé. Sa démarche, sa façon de bouger, de parler témoignait d’un stress qu’il avait du mal à cacher. Il avait un regard de fou et insultait quelqu’un au téléphone. Ses mouvements étaient brusques, son visage était marqué et il avait des rides en forme de croix sur son front. Tout dans son attitude sentait le désespoir et l'agressivité. Il y avait un côté ironique à cette scène. C’était –probablement– un artiste à la limite du sans abris et d’un autre côté, c’était un de ces personnages dont on fait des films et dont l’acteur reçoit un oscar. Je me souviens souvent de lui et c’était une des influences principales pour créer El Gladiator.

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