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Monday, February 08, 2010
Kramix
Au cas où vous l’ignoreriez, il y a depuis quelques semaines un nouveau magazine de bande-dessinée, KRAMIX. Sous la direction de Pol Scorteccia et de l’ignoble Jean-Luc Cornette, le premier numéro a été entièrement fait par des femmes. Il y a –entre autres– de splendides pages de Domitille Collardey, de Virginie Vidal et de Camille Burger. C’est drôle, c’est bien foutu et si ce n’est pas déjà fait, vous devriez l’acheter. C’est publié par LE LOMBARD et ça coûte deux Euros.
Sunday, February 07, 2010
Sexe Violence Religion Viol Inceste Racisme Drogue Etc.
Alors que la nouvelle saison de LOST pose des questions fondamentales et existentielles –Est-ce que Sawyer va tuer cet imbécile de Jack? Qui était Jacob? Pourquoi le pied de la statue n'a que quatre doigts? Etc.– IT'S ALWAYS SUNNY IN PHILADELPHIA répond à d'autres questions existentielles: Rien à branler, passe-moi une bière. Pendant que le cinéma américain, boursouflé par ses scénarios indigents et ses concepts bien pensants n'en finit pas de s'enfoncer, les séries télés prennent le dessus. Aux séries d'HBO, SHOWTIME et AMC, il faut maintenant ajouter FX avec le merveilleux IT'S ALWAYS SUNNY IN PHILADELPHIA. C'est en quelque sorte un SEINFELD 2.0 en plus méchant, beaucoup plus méchant. Les protagonistes, trois hommes et une femme sont des personnages immondes qui ne sont ensemble que pour s'exploiter mutuellement. Ils se sont associés pour ouvrir un bar et s'enrichir. Malheureusement, ce n'est pas facile et ils sont tous prêts à tout pour se faire du fric et particulièrement à pousser les autres dans les pires combines. IT'S ALWAYS SUNNY IN PHILADELPHIA parle de ce qu'il ne faut –parait-il– jamais parler à la télé: sexe, violence, religion, viol, inceste, racisme, antisémitisme, drogue, etc. Depuis la saison 2, Danny DeVito fait partie du casting et son rôle rendrait le Profesor Furia sympathique. C'est probablement un des personnages les plus répugnants de l'histoire de la télé. Chaque épisode descend un peu profondément que le précédent dans la boue et le caca. Il y a jusqu'à présent 5 saisons et 58 épisodes.
Friday, February 05, 2010
Hollywood
Encore un vieux souvenir. Un midi, j’étais sur la terrasse d’un petit restaurant sur Sunset Boulevard à Hollywood. Ça sonne glamour, pas vrai? Ce ne l’était pourtant pas du tout. S’il y a un côté de la ville qui est riche, le reste est plutôt sordide. Alors que je mangeais le “meilleur hamburger du monde” –comme le clamait le signe sur la porte– je vois arriver un gars qui porte un étui de guitare. Il s’arrête dans la cabine téléphonique en face du restaurant. Je ne pouvais pas détourner mes yeux de ce type. Il devait à voir la quarantaine, les cheveux teints gominés et coiffés en arrière et une moustache de camionneur. Il portait une chemise sans manche et ouverte pour qu’on puisse admirer son ventre musclé. Sa démarche, sa façon de bouger, de parler témoignait d’un stress qu’il avait du mal à cacher. Il avait un regard de fou et insultait quelqu’un au téléphone. Ses mouvements étaient brusques, son visage était marqué et il avait des rides en forme de croix sur son front. Tout dans son attitude sentait le désespoir et l'agressivité. Il y avait un côté ironique à cette scène. C’était –probablement– un artiste à la limite du sans abris et d’un autre côté, c’était un de ces personnages dont on fait des films et dont l’acteur reçoit un oscar. Je me souviens souvent de lui et c’était une des influences principales pour créer El Gladiator.
Thursday, February 04, 2010
300 KG = 661 Pounds
À la fin de l’année 2010, ça fera dix ans que je me suis installé à Los Angeles. Alors je vais de temps en temps raconter des anecdotes de mes débuts ici. Voici la première. Dans la boite où je travaillais, j’ai eu l’occasion de rencontrer une spécialité américaine –qui se répand d’ailleurs depuis un certain temps en Europe: un type obèse. Pas un type trop gros ou un gros. Non. Un type énorme, monstrueusement gros. Je ne l’ai jamais pesé donc je ne peux pas affirmer son poids avec certitude, mais ça devait tourner quelque part entre les 280 et 320 kilos. Le matin, je le voyais garer son énorme FORD EXCURSION et s'y empiffrer de McDONALD. Quand il était –enfin– repu, il montait l’escalier qui allait jusqu’au bureau. Il s’aidait d’une canne et le trajet entre son SUV et son bureau lui prenait 45 minutes! On l’a chronométré plusieurs fois. Entre les deux étages, il restait assis dans un canapé pendant un bon quart d’heure en soufflant comme un boeuf. La première fois, je croyais qu’il était en train de mourir. Je devais travailler avec lui et durant les quelques mois où il a bossé là, je n’ai jamais rien fait pour lui. Rien. En général, il commençait à m’expliquer ce qu’il voulait et il s’endormait en me parlant... J’attendais qu’il se mette à ronfler et je retournais dans mon bureau. Je le laissais là, affalé sur sa chaise en acier renforcé et sa canne. Après, c’était comme s’il avait oublié qu’on avait discuté. Et c’était tant mieux parce que je ne comprenais rien de ce qu’il m’expliquait. Ce gars vivait dans un autre monde. Parfois, il descendait à mon étage pour me voir, quand j'entendais le bruit de ses pas dans l’escalier –imaginez Godzilla qui approche de Tokyo– je sortais par le jardin et je montais à son étage où j’allais discuter en attendant qu’il remonte –ce qui pouvait prendre un certain temps. Il y avait un côté très triste à tout ça en fait. Il n’est resté là que quelques mois et, en partant, il m’a dit qu’il avait aimé bosser avec moi. J’ai répondu que ça avait été un plaisir pour moi aussi en me demandant si c’était une formule de politesse ou s’il pensait qu’on avait vraiment travaillé ensemble. La vie est mystérieuse.
Wednesday, February 03, 2010
Dinocrates et le mont Athos
Alexandre le Grand ne s’appelait pas comme ça pour rien. Avant de faire construire Alexandrie, il avait confié à Dinocrates, son architecte, le soin de bâtir une ville à sa gloire sur le mont Athos en Grèce. Le mont Athos devait être sculpté à l’image d’Alexandre, un bras tenant un réservoir d’eau alors que la ville devait être bâtie sur ses genoux et dans la continuité de son autre bras. Mais Alexandre ne pensait pas qu’à lui et quand il s’est rendu compte que Dinocrates n’avait pas pris en compte le bien être des résidents, il abandonna le projet. Pourquoi est-ce que je vous parle de ça? Je ne sais pas.
Tuesday, February 02, 2010
The Crazies
Il y a longtemps que je n’ai pas parlé de politique sur ce blog. Quoi que dans ce cas-ci, je ne sais pas si c’est un sujet politique ou médical. Le DAILY KOS et RESEACH 2000 viennent d’interroger les républicains sur leur philosophie. Les résultats dépassent tout ce que je n’ose même pas imaginer. Racistes, homophobes, incultes, misogynes, crypto-religieux, etc. Tous les défauts humains semblent réunis dans cet affreux bourbier que constitue leur cerveau. Dans les exemples le plus ultimes, 73% pensent qu’on ne devrait pas permettre aux profs homos d’enseigner. 77% pensent qu’il faut enseigner la GENÈSE aux enfants. 34% pensent que la pilule contraceptive est une forme d’avortement et 31% pensent que tous les moyens de contraception devraient être interdits. 76% considèrent d’ailleurs l’avortement comme un meurtre. Les considérations sur Obama sont bien consternantes également, 63% croient que c’est un socialiste, 36% pensent qu’il n’est pas né aux USA et 22% ne sont pas sur... Et la dernière question: 67% des républicains pensent que le seul moyen d’aller au paradis, c’est en suivant le christ. Cette porte ouverte sur ce qui se passe dans les brumes de la base républicaines fait peur. Les résultats et la méthodologie sont ici. Peut-être qu’il est temps que je fasse mes valises. Ça a l’air sympa l’Australie.



















