Site Muttpop / Show and Tell - Le blog de Jerry Frissen

Luc Cornillon

Sur un blog consacré à Luc Cornillon, j'ai trouvé cette demi-page datant de 1981et qui n'a –si j'ai bien compris– jamais été publiée. On comprend pourquoi ça a pu faire peur aux éditeurs. Ça n'en reste pas moins un monument. Luc Cornillon n'avait peur de rien.

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Hermann

Un de mes absolus en matière de bande-dessinée, c’est Hermann. C’est à mon humble avis un auteur fondamental. Ses dessins et ses scénarios sentent la fureur, la violence et la boue. Ce qui me plaît particulièrement, c’est que c’est un putain d’homme au masculin. Ce n’est probablement pas le genre de type qu’on trouvera chez un manucure, mais plutôt au stand de tir en train de foutre une branlée à un type dont la tête ne lui revient pas. Pour moi, Hermann, c’est un mélange de Gene Hackman et Lee Marvin. J’aime particulièrement ses COMANCHE, qu’il a fait sur des scénarios de Greg et de la philosophie qui s’en dégage. Red Dust –le personnage principal– aime la liberté plus que tout et n'apprécie pas beaucoup la civilisation. Si on installe l'électricité dans sa ville, il part voir ailleurs. Il n’aime pas les banques, les assurances, les juges, il se fie à son jugement et à un sens profond de la justice. COMANCHE, ce sont les théories libertaires américaines en bande-dessinée. C’est peut-être pour ça que c’est une des rares bandes-dessinées qui ne parle pas de l’Amérique avec un ramassis de clichés éculés, COMANCHE, c’est l'Amérique.

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Wilson

Comme j’ai des goûts exquis en matière de bande-dessinée, je n'achète que des chef d’oeuvres. Voici WILSON de Dan Clowes. C’est une merveille comme il y en a trop peu. C’est une suite de gags en une page –comme un TITEUF– mais qui forment une seule histoire. Celle de Wilson, un personnage sordide et aigri qui n’aime que son chien et qui va rendre visite à son père qui est en train mourir. Il en profite pour aller voir son ex-femme dont il apprend qu’il a une fille de seize ans. C’est sinistre et déprimant mais raconté avec des gags... Je ne crois pas que j’avais déjà lu quelque chose comme ça. Si vous ne parlez pas l’anglais, WILSON sort en français chez CORNELIUS.

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Special Bizarre

Dans le numéro 49 bis de METAL HURLANT, il y a une bande dessinée absolument incroyable. C’est une histoire courte écrite et dessinée par Eugène Gire en 1946. C’est une histoire courte qui raconte les aventures de TÉLÉ ET FONE, LES PETITS MESSAGERS... C’est un récit vaguement didactique qui explique comment fonctionnent les téléphones. C’est absurde, poétique et merveilleux et je défie quiconque de comprendre le fonctionnement d’un téléphone après ça.

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Mezieres

Je continue dans la science-fiction. On m’a appris hier que Mézières arrêtait VALÉRIAN. Ça ma fait penser à une vieille histoire qu’il a faite dans le MÉTAL HURLANT #7 –ce qui ne le rajeunit probablement pas– et qui était splendide. En voici quelques pages. Il a fait une deuxième histoire beaucoup plus tard que je posterai également –si je la retrouve.

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Kramix

Au cas où vous l’ignoreriez, il y a depuis quelques semaines un nouveau magazine de bande-dessinée, KRAMIX. Sous la direction de Pol Scorteccia et de l’ignoble Jean-Luc Cornette, le premier numéro a été entièrement fait par des femmes. Il y a –entre autres– de splendides pages de Domitille Collardey, de Virginie Vidal et de Camille Burger.  C’est drôle, c’est bien foutu et si ce n’est pas déjà fait, vous devriez l’acheter. C’est publié par LE LOMBARD et ça coûte deux Euros.

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